La névralgie du trijumeau

Traitement trijumeau

Vous souffrez d'une névralgie du trijumeau depuis longtemps, vous avez essayé différentes méthode et rien n'y fait.

La névralgie du trijumeau, ou névralgie trigéminale, est une cause fréquente de céphalée -maux de tête- aiguë récidivante, concernant particulièrement les femmes à partir de 50 ans. Elle entraîne des douleurs majeures, qui peuvent être très handicapantes et source d'une détresse psychologique majeure dans les cas sévères. Suivant les publications, l’incidence rapportée de la névralgie du trijumeau varie entre 5 et 27 pour 100 000 habitants et par an.

La névralgie du trijumeau est deux fois plus fréquente chez la femme et sa fréquence augmente avec l'âge.

Il s’agit d’une douleur intense et épouvantable, le plus souvent à type de décharges électriques, ou parfois de sensations de broiement, d’étau ou d’arrachement. Les accès douloureux sont brefs, durant quelques secondes, et peuvent se regrouper en salves qui durent 1 à 2 minutes. La fréquence de ces accès détermine la gravité de la névralgie du trijumeau. Entre les accès douloureux, le patient ne souffre pas, mais présente une attitude figée caractéristique du fait de l’appréhension d’une nouvelle crise. La névralgie du trijumeau entraîne ainsi souvent une gêne sociale et professionnelle.

La plupart des névralgies du trijumeau sont dites essentielles : on ne retrouve aucune cause et la clinique est une symptomatologie de névralgie essentielle.

Les douleurs liées à la névralgie du trijumeau :

Elle est unilatérale, toujours strictement limitée au territoire du nerf trijumeau et le plus souvent limitée à une de ses branches.
La branche la plus souvent atteinte est le V2 dans 40% des cas, généralement sur le territoire sous-orbitaire, la douleur prenant naissance au niveau de la lèvre supérieure, de l’aile du nez ou de la gencive supérieure.
L’atteinte isolée du V3 est moins fréquente dans environ 20% des cas, et se limite généralement au territoire du nerf mentonnier.
L’atteinte du V1 isolée est plus rare dans seulement 10% des cas.

Il faut rappeler que la névralgie trigéminale est une cause rare de douleurs de la face et qu'il convient d'éliminer les autres causes, surtout si la présentation en est atypique :

  • douleurs dentaires, secondaires à une sinusite,
  • migraine,
  • Syndrome Algo-Dysfonctionnel de l'Appareil Manducateur

Les facteurs déclenchant la douleur :

Ils sont caractéristiques mais peuvent parfois manquer. Il s’agit habituellement de l’excitation directe par attouchement ou simple effleurement d’un territoire muqueux ou cutané appelé « zone gâchette ». Les accès douloureux peuvent également être provoqués par des stimuli indirects tels que la mastication, la déglutition, la parole, le rire ou la mimique. Chaque accès douloureux est suivi d’une période réfractaire qui dure 1 à 2 minutes pendant laquelle la zone gâchette est ineffective.

L'examen neurologique est normal : la sensibilité et la motricité de la face sont normales, le réflexe cornéen est présent.

La maladie évolue lentement vers l'aggravation, qui se manifeste par l'atteinte d'autres rameaux du nerf V (mais les trois rameaux ne sont jamais atteints simultanément). La bi-latéralisation est rare, mais possible.

L'évolution de la névralgie du trijumeau :

Elle se fait sur un mode discontinu. Les périodes douloureuses sont séparées par des périodes de rémissions spontanées qui peuvent durer plusieurs semaines voire plusieurs mois. L’évolution se fait dans la plupart des cas vers une aggravation progressive de la maladie du fait du rapprochement des périodes symptomatiques et de l’échappement à long terme du traitement antalgique. Certaines formes vieillies peuvent prendre les traits d’une névralgie secondaire ou atypique, avec notamment l’apparition d’un fond douloureux permanent ou d’une discrète hypoesthésie dans le territoire trigéminal atteint du fait de la fréquence des accès. Enfin, la bilatéralisation est possible mais rare (5% des cas), et est toujours secondaire à une localisation initiale unilatérale.

Diagnostic différentiel d'une névralgie du trijumeau :

Devant tout élément sémiologique atypique, il faudra remettre en cause le diagnostic de névralgie essentielle du trijumeau et évoquer la possibilité de névralgie trigéminale secondaire (début à tout âge, atteinte fréquente des trois branches, fond douloureux permanent avec éclairs paroxystiques surajoutés, hypoesthésie fréquente, signes de focalisation neurologique à l’examen), de névralgie atypique de la face d’allure trigéminale ou d’autres algies de la face non trigéminales telles que :
des algies vasculaires de la face (début plus précoce, douleurs pulsatiles, cortège sympathique, durée prolongée sur plusieurs heures sans rémission, atteinte préférentielle de la région rétro-orbitaire, rythme saisonnier et nycthéméral ;
une artérite temporale de Horton (signes locaux, cortège inflammatoire) ; des algies faciales non névralgiques (sinusites, glaucome, iridocyclites, algies dentaires, tumeurs de la face...) ; des algies faciales psychogènes (qui miment plus volontiers les algies vasculaires de la face).
Dans tous ces cas, le bilan complémentaire devra être orienté en fonction des pathologies suspectées, et comprendra

Relation du trijumeau avec les muscles du cou.
Il existe une convergence entre les afférences trigéminales et cervicales. Déjà en 1986 Bossy avait fait la relation entre les noyaux du trijumeau et les quatre premiers nerfs cervicaux. A la même époque Dung fait une publication sur les points d’acupuncture et le plexus brachial, ou il parle des relations avec le nerf trijumeau.

Plus près de nous, Piovesan, Kowacs, Oshinsky ont montré que le nerf trigéminal recevait des informations sensitives de la partie antérieure de la tête, de l’ensemble des nerfs occipitaux et des racines supérieures cervicales. Les informations nociceptives provenant des territoires du trijumeau et des nerfs cervicaux, activent les neurones du noyau codal qui arrive jusqu’à C2 et le noyau cervical latéral dans la zone dorso latérale cervicale.


Relation du nerf trijumeau avec l’ensemble de la moelle épiniere
Ruggiero a fait une importante découverte en démontrant que le noyau spinal trigéminal se projetait sur toute la longueur de la moelle épinière. Cela pourrait expliquer l’existence de certaines lésions descendantes ou montantes. En 1992 Wang, Xu, Qin et Martin du département de neurobiologie du collège de médecine de Columbus démontre les relations de l’ensemble trigéminal avec la moelle lombaire et cervicale .



A Marseille en 1995, les travaux de Vinay Cazalets et Clarac mettent en relation les motoneurones lombaire et les afférences trigéminales :


  • Les pertes de la lordose cervicale
  • analyse de Rocabado

  • Utilisation des différents appareillages

  • Signe d’hyper activité trigéminale

  • Chez des enfants qui ont encore leur denture lactéale, si nous sommes en présence d’un blocage canin, d’articulé inversé, un meulage sélectif est demandé à l’odontologiste.